Consommation électrique : plus on est averti, moins l'on consomme

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Connaître le détail de sa consommation électrique – appareil par appareil – favorise les changements de comportement, d’après des chercheurs du Groupe de recherche en droit, économie et gestion (CNRS/Université Nice Sophia Antipolis) et de l’Université de Liège. En 2012, ils ont mené une expérience baptisée TICELEC avec un panel d'une centaine de ménages volontaires de la commune de Biot (Alpes Maritimes). Certains étaient équipés d’un boitier qui faisait communiquer leur compteur électrique avec une plateforme internet ; d’autres avaient en plus des boitiers permettant de connaitre la consommation d’appareils individuels ; le dernier groupe devait simplement relever sa consommation une fois par mois. Les chercheurs avaient découvert que le simple fait de pouvoir visualiser en temps réel sa consommation électrique aidait à la réduire 1 . Ils ont fait un pas de plus en montrant que le groupe disposant de l’information la plus détaillée a été le plus à même de décaler sa consommation des heures pleines vers les heures creuses. Un enseignement important étant donné la sensibilité du réseau électrique français face aux pics de consommation. Ce changement de comportement permettant à la fois de sécuriser le réseau électrique tout en réduisant la consommation d’énergie est un réel apprentissage des ménages disposant de plus d’informations. Ces derniers, plus motivés, ont en effet maintenu leur effort et changé leurs habitudes sur une période de plus d’un an.

 

Référence :

What do people ‘learn by looking’ at direct feedback on their energy consumption? Results of a field study in Southern France. Adnane Kendel, Nathalie Lazaric, Kevin Maréchal. Energy Policy, septembre 2017. http://dx.doi.org/10.1016/j.enpol.2017.06.020

  • 1. Voir ce communiqué de presse du 4 septembre 2015 : « Consommation électrique : plus on est averti, moins l'on consomme »

Contact

Véronique Etienne
Attachée de presse CNRS