Innovation

Afin de répondre aux enjeux de société mais aussi aux besoins des entreprises, l’institut a signé depuis 2002 près de 3 000 contrats de collaboration avec des acteurs de la sphère publique et privée. Rééducation, violences, addictions, politiques publiques : l’INSHS apporte son expertise innovante à tous les échelons de la société.

L’INSHS, tremplin d’innovations

Afin de soutenir les projets scientifiques qui suscitent ou répondent à un besoin des entreprises, des acteurs publics ou de la société, le pôle valorisation de l'INSHS assure une détection ainsi qu’un accompagnement des projets de valorisation. Il conseille les équipes de recherche en SHS sur l’ensemble du territoire national et à l’étranger, en collaboration  avec les Services partenariat et valorisation (SPV) des délégations régionales, la Direction des relations avec les entreprises (DRE), la Direction générale déléguée à l’innovation (DGDI) ainsi que la filiale CNRS Innovation.

Tous les domaines de recherche en SHS peuvent produire des résultats valorisables. Le point commun de ces projets : ils portent en eux d’innombrables enjeux, à la fois économiques, culturels et sociétaux.

Il existe cinq types de résultats pouvant constituer une innovation :

  • l’invention ou la découverte qui peut être mise en œuvre immédiatement par les représentants du monde socio-économique dans le but d’obtenir un avantage compétitif via le dépôt d’une licence ou d’un brevet ;
  • la méthode/méthodologie et/ou le savoir-faire ;
  • la base de données ;
  • la création graphique, visuelle, audiovisuelle ou artistique ;
  • le logiciel.

Les chiffres clés

   

3013 contrats de collaboration de recherche
28 logiciels

déposés à l’Agence pour la Protection des Programmes

9 structures communes de recherche

(laboratoires communs et chaires industrielles)

15 brevets
29 licences
40 start-up

(dont 29 en activité)

Les outils de valorisation

Les sciences humaines et sociales apportent une forte valeur ajoutée à de nombreux processus de recherche appliquée. Elles débouchent sur des innovations dont peuvent s’emparer la société, la sphère économique et les pouvoirs publics. La politique d’innovation de l’INSHS est particulièrement fondée sur le partage de données et de savoirs.

Les contrats de collaboration de recherche

Les allers et retours entre les équipes de recherche, le monde économique et la société civile sont de plus en plus importants et aboutissent à de nombreuses opérations de valorisation de connaissances, de services, d’outils et de produits techniques nouveaux.

Ainsi, depuis 2002, les laboratoires de l’INSHS ont signé plus de 3000 contrats de collaboration.

D’une durée moyenne assez variable, mais généralement comprise entre un et trois ans, ces contrats de collaboration de recherche poursuivent un objectif précis, défini par une feuille de route.

Les laboratoires communs de recherche

Des relations partenariales avec les groupes industriels…

Un type spécifique de contrat de collaboration de recherche est constitué par les laboratoires communs de recherche. Au nombre de huit, les LabCom de l’INSHS constituent un exemple de partenariat public-privé qui unit par contrat une unité de recherche et une entreprise autour d’un projet de développement, sur quatre ans, avec une gouvernance commune.

Le comité de pilotage – qui réunit les représentants des institutions partenaires du laboratoire commun – assure un rôle de suivi, mais également d’orientation du programme, en s’appuyant sur la direction scientifique du laboratoire commun.

… pour conjuguer recherche et innovation

Pour les laboratoires, les LabCom permettent l’accès à des équipements, plateformes et corpus de données ; ils donnent lieu à une foisonnante production scientifique et mènent également à la création et au dépôt de brevets ainsi qu’à l’exploitation des résultats. Pour les entreprises, ils garantissent l’excellence scientifique et facilitent l’émergence d’innovations techniques et logicielles fortement créatrices de valeur. Par ailleurs, les LabCom sont particulièrement adaptés aux étudiants souhaitant mener une thèse Cifre.

La protection de l’innovation : brevets et licences

Pour aider les porteurs de projets innovants dans leur accès au transfert, l’INSHS et les responsables de la valorisation au CNRS opèrent conjointement pour le dépôt de brevets et la signature de licences d’exploitation. Les personnels doivent informer la direction de leur unité et prendre contact avec les responsables partenariat et valorisation (RSPV) en délégation régionale. Les RSPV informent le pôle valorisation de l’institut pour procéder à une expertise de la demande. Après étude du dossier de la part de la filiale du CNRS en charge de la gestion du portefeuille de brevets (CNRS Innovation), le projet entre dans le processus de valorisation le plus adapté.

Les start-up

La loi Allègre de 1999 — aujourd’hui en pleine révision par le biais de la loi Pacte — permet l’instauration d’un cadre fiscal et juridique favorable aux entreprises innovantes et à la collaboration entre les personnels de la recherche.

Trois cas de figure existent : la création d’entreprise par laquelle le chercheur peut réintégrer sa structure d’origine ou cesser son activité dans le secteur public ; le concours scientifique grâce auquel le chercheur apporte ses compétences à 20 % de son temps tout en étant rémunéré par son employeur public ; enfin, la participation à la gouvernance d’une entreprise.

Le programme de prématuration

Ce programme est destiné à accompagner financièrement certains projets de rupture avec un potentiel de valorisation, encore trop amont pour un accompagnement de maturation par les Sociétés d'Accélération du Transfert de Technologies (SATT). Les dossiers sélectionnés bénéficient d’un suivi et d’un financement de douze mois maximum.

Sont exclus de ce programme les projets qui portent sur la recherche fondamentale.

Depuis 2019, la volonté a été exprimée par le CNRS de prendre en compte l’innovation d’usage, culturelle et sociale au même titre que l’innovation technologique.

Les formations

Destinées à un public académique ou industriel, l’Institut propose vingt offres de formation, dont sept récemment mises en place.

Onze unités de recherche assurent des formations axées sur l’étude, l’aménagement et la modélisation (des monuments, du patrimoine et de l’environnement), les questions sociétales, le traitement et l’exploitation des données.

Innovatives SHS. Le salon de la valorisation de la recherche en sciences humaines et sociales

Mis en place par l’INSHS, le salon Innovatives SHS est une formidable vitrine de la diversité des savoir-faire des chercheurs en sciences humaines et sociales.

Les exposants proviennent d’équipes de recherche de toutes natures : unités de recherche en France et à l'étranger, équipes d’accueil, Labcom, start-up. Ils répondent à un appel à candidature émis l’année précédant le salon et sont sélectionnés par un comité d’experts en valorisation issus de l’INSHS, des Maisons des Sciences de l’Homme ainsi que des Délégations régionales du CNRS.

Les chercheurs présentent sur le salon leurs projets de valorisation, souvent développés grâce à une collaboration avec un industriel, une collectivité locale ou une association.

Le salon permet, en outre, de favoriser les rencontres et les partages d’expériences entre exposants eux-mêmes ainsi qu’entre exposants et visiteurs. Un événement propice à l’amorce de relations partenariales. 

Après trois éditions — à Paris en 2013 et 2015, à Marseille en 2017 — le salon Innovatives SHS se déroulera en 2019 à Lille, en partenariat avec l’Université de Lille, l’I-Site Université Lille Nord-Europe, le Fond de recherche du Québec - Société et culture et avec le soutien du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), du Ministère de la Culture, du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE), de la Délégation générale Wallonie-Bruxelles, de la Maison Européenne des Sciences de l'Homme et de la Société, du réseau LIEU, du réseau national des SATT et de la Casden.

Innovatives SHS