Recherche

L’INSHS a pour mission principale de valoriser et de diffuser en libre accès les dernières découvertes en sciences humaines et sociales. Il s’appuie pour cela sur 6 500 publications scientifiques en moyenne par an, produites par ses chercheur-e-s. Il développe et co-anime avec ses partenaires des réseaux transversaux de recherche sur tout le territoire.

Une recherche collaborative qui joue la carte du numérique

Les recherches à l’INSHS s’appuient sur des groupements et réseaux qui produisent des ressources numériques inédites, dont une grande partie est en accès libre.

Être acteur de l’interdisciplinarité du CNRS

L’INSHS s’inscrit dans la logique d’échanges et de recherches transversales définie par le CNRS via la Mission pour les Initiatives Transverses et Interdisciplinaires (MITI) du CNRS.

Il co-élabore avec l’Institut des sciences biologiques (INSB) des projets de recherche portant sur le cerveau, la cognition et le comportement. Avec l’Institut écologie et environnement (INEE), l’INSHS initie des projets qui interrogent les relations des êtres humains avec leurs milieux. Des unités développant ce type de recherches sont pilotées ou copilotées par l’INSHS. Il favorise aussi les interactions de ses chercheurs avec les sciences informatiques et les sciences de l’ingénieur.

MITI du CNRS

Des groupements de recherche transversaux

S’appuyant sur son expertise nationale, l’INSHS développe et anime, avec ses partenaires universitaires et institutionnels, des réseaux transversaux rayonnant sur l’ensemble du territoire. C’est par exemple le cas des groupements d’intérêt scientifique (GIS), comme l’Institut du genre, les GIS Études africaines, Asie, Moyen-Orient et mondes musulmans, ainsi que d’un ensemble de groupements de recherche nationaux (GDR) ou internationaux (GDRI).

Dans le même esprit, l’INSHS a initié des réseaux thématiques pluridisciplinaires (RTP) qui ont exercé des missions ponctuelles d’expertise sur l’alimentation, les wars studies ou encore les sciences et cultures du visuel.

Exploiter les potentialités du numérique

Parce qu’il favorise l’interdisciplinarité, l’accès aux données numériques est à la fois un atout et un défi pour l’INSHS. Les infrastructures de recherche (IR) spécialisées en sciences humaines et sociales exploitent au mieux ces flux massifs de données.

C’est notamment le cas de deux très grandes infrastructures de recherche (TGIR) dont l’INSHS soutient activement le déploiement national :

  • Progedo, chargée d’accélérer la production et la gestion de données dans les universités ;
  • Huma-Num (« Humanités numériques »), qui propose des services de stockage, de traitement, d’interopérabilité et de diffusion des données collectées.

Elles travaillent en lien avec le Réseau national des Maisons des sciences de l’homme (RNMSH), qui réunit et coordonne la recherche de 23 établissements sur le territoire. Aujourd’hui, le RNMSH est devenu le lieu de partenariats privilégiés et d’échanges entre universités, organismes et collectivités locales.

Valoriser, diffuser, partager l’information scientifique et technique

Les chercheurs CNRS de l’INSHS produisent chaque année 6 500 publications en moyenne, dont les deux tiers sont constitués d’articles scientifiques de revues et de chapitres d’ouvrages. Ils peuvent accéder à plus de 8 000 revues et à une cinquantaine de plateformes et bases de données  via le portail BIB-CNRS financé par le CNRS.

Les outils de l'information scientifique et technique

L’INSHS a mis en place différents outils pour valoriser et diffuser les résultats de la recherche scientifique, dont les publications et les données de la recherche :

  • un observatoire Ribac pour analyser, caractériser et quantifier les activités et productions scientifiques de l’ensemble des acteurs de la recherche ;
  • VariSHS, une plateforme de Valorisation des Activités de Recherche des Ingénieurs SHS ;
  • JournalBase, une plateforme en libre accès bilingue pour interroger les revues en sciences humaines et sociales et comparer leur référencement dans les différentes sources et bases de données nationales et internationales ;
  • une politique de soutien aux revues scientifiques françaises en sciences humaines et sociales, pour aider à la professionnalisation des pratiques et promouvoir une meilleure diffusion et une plus grande visibilité ;
  • une charte pour rédiger les affiliations dans les publications des chercheurs ;
  • un réseau de correspondants IST, dans les unités de l’INSHS, pour favoriser la mise en commun et la diffusion des pratiques, outils et expériences et assurer le rôle d’intermédiaire entre l’institut  et ses unités ;
  • une politique de formation pour l’ensemble des acteurs de l’INSHS ;
  • le soutien d’une vingtaine de réseaux professionnels liés au CNRS.

L’INSHS soutient activement, depuis une dizaine d’années, le libre accès aux publications et aux données de la recherche via la plateforme nationale HAL et l’infrastructure OpenEdition.

Ces outils et ces actions sont développés en coordination avec les grands acteurs de l’information scientifique et technique au niveau national – avec les infrastructures et les très grandes infrastructures de recherche (IR/TGIR) – et au niveau européen.

Analyse de la production scientifique

Il y a une nécessité, pour les sciences humaines et sociales, comme pour les sciences de la matière et de la vie, de pouvoir disposer d’indicateurs numériques pour compléter l’évaluation des productions scientifiques par les pairs. Cependant, les sciences humaines et sociales présentent des spécificités qu’il faut prendre en compte comme la plus grande diversité des supports de publication (articles de revues mais aussi chapitre d'ouvrages en proportion importante), le maintien du multilinguisme, la présence de petites communautés de recherche sur des sujets très pointus (par exemple, sur les langues en voie de disparition) et l’absence de bases de données de référence pour les études bibliométriques.

Dans ce contexte, le conseil scientifique de l'institut et la direction de l'INSHS ont élaboré une base de données, appelée RIBAC, qui permet de recenser et de décrire de façon normée l'activité des acteurs de la recherche en Sciences Humaines et Sociales.

Publications

Les chercheurs CNRS permanents en sciences humaines et sociales ont produit annuellement environ 6500 publications en 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016. Les artic

les de revue et les chapitres d'ouvrage représentent près de 2/3 de la production totale.

 

Les différents types de publications scientifiques
Les différents types de publications scientifiques produites par les chercheurs en sciences humaines et sociales entre 2011 et 2016

 

La répartition des types de publication est différente selon les champs disciplinaires.

 

Poids des principaux types de publications scientifiques
Poids des principaux types de publications scientifiques des chercheurs et ingénieurs CNRS par section du comité national en 2015-2016 

 

En « économie et gestion », presque ¾ de la production correspondent à des articles de revue et des documents de travail. Plus des 2/3 des productions dans le domaine « Hommes et milieux : évolution, interactions » se font sous forme d'articles de revues et de rapports. Les linguistes (section 34), sociologues et politologues (sections 36 et 40) et géographes (section 39) produisent également davantage d'articles dans des revues que de chapitres d'ouvrage.

A contrario, il y a une prédominance en faveur des chapitres d'ouvrage dans la production des anthropologues (section 38), des chercheurs et ingénieurs des domaines des «Sciences philosophiques et philologiques, sciences de l'art» (section 35) et des historiens des mondes anciens (section 32) et modernes et contemporains (section 33).

 

Répartition des articles de revue publiés par les chercheurs CNRS
Répartition des articles de revue publiés par les chercheurs CNRS par section du comité national et par source (source RIBAC 2015)
Poids des principaux types de publications scientifiques des chercheurs CNRS par section d’évaluation en 2012
Poids des principaux types de publications scientifiques des chercheurs CNRS par section d’évaluation en 2012

 

 

Participation à des colloques des chercheurs CNRS de l’InSHS

L’activité « colloque » (communication et/ou organisation) est effectuée par 90,5 % des chercheurs et il n’y a pas de différences très importantes entre les disciplines (source Ribac 2012).

 

Activité « colloque » des chercheurs SHS
Activité « colloque » des chercheurs SHS par section du comité national

 

Presque 2/3 des colloques auxquels ont participé les chercheurs ont une audience internationale.

La presque totalité des présentations (95,7 %) se font sous la forme d’une communication orale. Les présentations sous forme de poster restent relativement peu nombreuses en SHS (source Ribac 2012).

 

Répartition des posters présentés par les chercheurs SHS
Répartition des posters présentés par les chercheurs SHS lors de manifestations scientifiques par section du comité national (source Ribac 2012)

 

La participation et le portage des projets et programmes de recherche financés sur contrats des chercheurs CNRS de l’InSHS

Environ 2/3 des chercheurs (64 %) ont déclaré être membres ou porteurs d’un programme de recherche. La répartition par section fait apparaitre une grande diversité de pratique d’une discipline à l’autre.

 

sections

Nbre de chercheurs membres ou responsables de programmes

Nbre de chercheurs total RIBAC 2012

%

31 - Hommes et milieux : évolution, interactions

80

97

82,5%

32 - Mondes anciens et médiévaux

160

225

71,1%

33 - Mondes modernes et contemporains

113

188

60,1%

34 - Sciences du langage

137

195

70,3%

35 - Sciences philosophiques et philologiques, sciences de l'art

113

202

55,9%

36 - Sociologie et sciences du droit

117

192

60,9%

37 - Economie et gestion

86

181

47,5%

38 - Anthropologie et étude comparative des sociétés contemporaines

91

166

54,8%

39 - Espaces, territoires et sociétés

109

135

80,7%

40 - Politique, pouvoir, organisation

135

196

68,9%

autres sections

13

21

61,9%

 Total

1154

1798

64,2%

 

Nombre de chercheurs CNRS de l’InSHS membres ou porteurs de projets en fonction de la typologie des projets

typologie des projets

nombre de responsables

nombre de membres

ANR

182

537

Divers national

81

335

Ministère

58

143

Europe

54

202

CNRS

51

112

Investissement d'avenir

46

131

Région

44

89

Divers international

27

333

Fondation

24

31

Université

16

44

Laboratoire

12

97

MSH

11

25

Mission archéologique

9

59

Privé

1

58

Total

616

2196